DBA, c’est une armée ET un terrain…

… surtout en version 3.0 !
Cette phrase est un des leitmotiv de mon camarade Sébastien, plus connu dans le monde la figurine sous le pseudonyme Sandchaser. En suivant ce lien vous trouverez son blog et il collabore plus qu’à son tour au zine le Blogurizine (le zine de ceux qui tiennent un blog avec de la figurine dedans).

Une autre de ses phrases fétiches concernant DBA est : “la règle la plus simple du monde si quelqu’un vous l’expliqque, la plus imbitable si vous la lisez seul.” Gageons que le prochaine sortie en VF fera mentir cet adage et revenons au premier : “DBA, c’est une armée ET un terrain”.

Composer son terrain

Petit rappel sur la composition du terrain : c’est le défenseur qui va choisir la composition du terrain en respectant la présence des éléments en fonction de sa liste. Mais, une fois celui-ci constitué, c’est l’attaquant qui va choisir par quel côté il entre. La limite du choix de l’attaquant est qu’il ne peut adosser le défenseur à la mer lorsqu’un des côté est une étendue d’eau.

normandie

Mes Perses rencontrent des Italiotes perdus dans un vrai bocage normand. “Fallait pas envahir la Sicile, c’est emcombré comme paysage” me lance mon adversaire. Et encore… la rivière était quasi à sec et ne modifiait que les fuites !

Donc, pour composer son terrain, on a toujours un terrain obligatoir (que l’on peut doubler sauf en Littoral car c’est une “waterway”) puis on peut ajouter 2 ou 3 éléments parmi les optionnels (sachant que ces optionnels peuvent être présents 3 fois chacun sauf les routes – 2 fois – les étendues d’eau, les rivières, les oasis, les zones bâties les ravins : une fois).

Après avoir sélectionné l’ensemble des éléments voulus, pour chacun d’entre eux, vous avez 5 chances sur 6 d’en choisir plus ou moins l’emplacement par quart de zone de jeu avec une distance de 4 cm entre chaque et les bords du plateau. Seules les zones bâties peuvent être accolées voir chevaucher d’autres éléments de décors du jeu. Rappelons que ces éléments doivent être strictement dans un des quarts sauf les champs cultivés et les collines douces qui peuvent être répartis sur deux quarts dont la plus grande partie sur la zone désignée par le dé ou le choix du joueur.

Maîtriser son agressivité

Au regard de ce qui précède, le facteur d’agressivité d’une armée devient une donnée essentielle : variant de 0 à 4, il n’est pas besoin d’insister pour faire comprendre que l’on choisira son terrain en étant défenseur, situation plus fréquente si on a un facteur d’agressivité faible.

Bien sur, être agresseur pourra permettre de choisir son axe d’attaque en fonction du dispositif adverse en complément d’avoir choisi le bord d’attaque.
Mais quand même : les Arabes midianites (liste I/6b) ne peuvent pas souvent profiter de leurs chameaux sur des dunes avec leur agressivité de 3 (il vaut mieux jouer les Touaregs de la III/70 dans ce cas). Dans la même veine, les Parthes (liste II/37) peuvent être très mobiles et cogner fort mais que faire si avec leur agressivité de 2 (importante pour la période antique) ils se retrouvent dans un bocage des plus inhospitaliers… Ca risque de manquer de piétons qui peuvent gérer la présence de terrains difficiles.

Désolé pour la qualité : la lumière est mauvaise. Rien ne vaut la lumière naturelle !

Désolé pour la qualité : la lumière est mauvaise. Rien ne vaut la lumière naturelle !

A contrario, certaines listes peuvent être favorisées. Prenons l’exemple de la IV/59b, les post-mogols samouraïs. Je suis en train de finir cette armée que j’ai commencer à peindre il y a 15 ans. Oui, c’est laborieux et en plus, cela n’a rien à voir avec la choucroute (mais ça me permet de mettre une photo).

D’agressivité 0, vous aurez le choix du terrain que vous pouvez pourrir à souhait (vos Lames feront le ménage face à du léger chez l’adversaire) ou laisser la plaine dégagée pour que vos cavaleries (éventuellement double basées histoire de taper vraiment fort) se promènent au milieu. Vous aussi vous trouvez étrange qu’ils ne soient qu’à 0 ? L’auteur l’explique : les japonais étaient tellement occupés à se trucider qu’ils n’ont pas pris le temps d’envahir les voisins du Japon avant bien plus tard. Moralité, ils sont à 0 même si…

On peut aussi reprendre l’exemple des Touaregs mentionnés ci-dessus : 0 en agressivité, vous pouvez prendre des flopées de chameaux et, en plus d’un terrain “Rough” qui brise le mouvement mais pas la baston, vous pourrez prendre jusqu’à 3 dunes dont un oasis qui sont du terrain difficile pour tous sauf… vos chameaux ! Là, la limite est clairement l’historicité : Si les Touaregs sont si peu attaqués c’est aussi et surtout parce que personne ne veut mourir pour conquérir le Sahara (L’arrivée de Yann-Arthus Bertrand n’a-t’elle pas donnée une valeur intangible à ce dessert pour y faire de la photographie ? Oui, je m’égare…).

En guise de conclusion

Lorsque vous choisissez votre armée, le premier critère qui prime c’est… de jouer ce que vous avez envie de jouer. Maintenant, une petite réflexion sur la composition de son armée, quel terrain choisir, comment l’aménager en fonction de ce que je trouve en face…

Cliché annoté Martin Steinmetz mais qui serait en fait de Georges Steinmetz.

Quasi aucun rapport avec le sujet mais j’adore ce cliché : les dromadaires sont vus de dessus et leurs ombres sont projettées via un soleil rasant. Annoté Martin Steinmet, il serait en fait de Georges Steinmetz.

Personnellement, je subdivise le problème en le hiérarchisant de la façon suivante :

I – L’armée adverse est-elle composée de troupes montées (au moins 4) ?
II – Si oui, s’agit de troupes de profil qui jouent aux indiens (CV + LH) ou qui tappent (CV + Kn + El) ?
III – L’armée adverse est-elle composée de troupes en rang serré (Lame, Lance, Pique) ?
IV- L’armée adverse a t’elle une forte composante de troupes “légères” (psiloï, auxiliaires, warband) ?
Je répond à ces questions en relativité par rapport à ma propre armée, bien sur. Cela ne règle pas les match miroirs mais, de toute façon, à DBA, les vrais matchs miroirs, c’est toujours assez peu passionnant (par opposition à ce qui peut ressembler à … lors de mon dernier tournois, il y a avait deux armées d’Italiotes. Mais les options retenues par les joueurs en faisait des armées très différentes. De toute façon, ça ne change rien : j’ai perdu contre les deux).

Si à la réponse II, on a l’option “qui tape”, alors, ne nous privons pas de pourrir le terrain, de même si votre adversaire ne connaît que la manœuvre en rangs serrés. Attention, en terrain difficile, les Lames restent une unité difficile à affronter : même avec un malus de 2, elles ont encore 3 contre vos piétons planqués au milieu de la rocaille. Alors, sauf à avoir de la Warband… attention !

A contrario, avec une armée mobile qui va me déborder, les terrains doivent servir à fixer les flancs et le centre doit être dégagé pour soi-même pouvoir taper au centre ou sur une aile.

La dernière chose à faire, c’est, tout comme vous avez préparer votre armée soigneusement avec amour, il vous faudra lister les terrains dont vous voudrez vous servir lors des différentes configurations afin de les avoir sous la main si vous êtes défenseur !

D’ailleurs, d’ici quelques semaines, je ferais un article sur les éléments de décors nécessaires pour jouer la campagne Punica qui va être publiée par ZBB EditionS à l’occasion de la sortie du la V.F. …

Cassandre,
Le 16 mai 2016.

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