L’empire Maurya, armée indienne classique II-3

La liste indienne classique, la troisième du livre II, couvre 1000 ans d’histoire.

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Plus que retraçant l’existence d’un empire stable sur de si longue année, si les auteurs ont regroupé toutes les armées de cette zone géographique en une seule liste déclinée en deux périodes, c’est surtout parce que les connaissances sur cette zone géographique et pour cette période sont rares mais les groupes de populations concernés ont un point en commun :
Leurs écrits se font en sanskrit védique (une des formes de sanskrit) et la culture associée est en générale nommée culture védique.

Ces textes sont essentiellement liés à l’hindouisme mais quelques autres existent comme les Puranas (des textes mythologiques brahmaniques qui offrent l’avantage d’êtres accessibles aux femmes qui ne pouvaient avoir accès à ceux écrits en Védique), l’Arthashastra, l’Indica de Mégasthène (textes perdus mais connus par d’autres sources citant les 4 volumes) ou encore les édits du roi Ashoka qui ont la particularité d’être gravés sur des parois rocheuses ou des piliers de pierre.

Infographie sous licence GNU piquée sur wikipédia

Infographie sous licence GNU piquée sur wikipédia

La liste prend donc naissance à la fin des affrontements des tribus de langue indo-européennes et celles non-aryennes à l’époque des Mahajanapadas qui constituent seize états pour finir avec les Guptas, ces derniers étant les lointains successeurs des Mauryas. Et les Mauryas sont les premiers à « unifier » l’Inde avec, au pinacle, le souverain Ashoka.

Les Edits d’Ashoka

Ashoka, dernier grand conquérant maurya, fit gravé ses édits sur des milliers de « monuments » à travers son empire. L’avantage de la chose c’est que cela nous donne une idée fiable de jusqu’à où cela s’est étendu et que c’est leur étude qui a permis de remettre la connaissance de l’existence de cet empire sur le devant de la recherche de l’histoire indienne.

L’intérêt pour le joueur de DBA est assez simple. Outre que cela permet de fixer notre imaginaire, cela permet aussi de replacer dans un contexte nos épiques bastons qui, si elles n’en sont pas moins animées du célèbre « moi, j’aurais fait mieux », aiment bien être replacées dans un contexte historique à la différence du joueur de fantasy.

Et là, l’avantage, c’est que cet empire est situé à proximité de nombreuses armées que l’on a l’habitude de voir sur des tables de jeu…

L’Hydaspe, un début plus qu’une fin

Alexandre et Pôros par Charles Le Brun, 1673

Alexandre et Pôros par Charles Le Brun, 1673

Et, bien sur, le début de la chose vient avec Pôros qui se fait tapoter la joue par Alexandre. Avant, l’état actuel des connaissance donne peu d’information même si on sait que les rapports amicaux avec la Perse furent plus virils que tendres.

En lui-même, Pôros n’est pas Maurya mais dirige le royaume de Paurava. La bataille de l’hydaspe possède plusieurs caractéristiques contextuelles intéressantes.

Tout d’abord, comme pour Hannibal lorsqu’il veut franchir le Rhône, cela montre que traverser directement un fleuve face à l’ennemi dans l’antiquité, cela semble une idée suffisamment mauvaise pour qu’un envahisseur un peu malin se donne les moyens d’un stratagème en remontant vers la source pour revenir de l’autre côté.

Inde védique, âge du fer. en noir, les tribus, en violet les tribus étrangères et en vert les shakhas védiques

Inde védique, âge du fer. en noir, les tribus, en violet les tribus étrangères et en vert les shakhas védiques

Ensuite, il ne suffit pas de vaincre comme le fait Alexandre mais aussi d’exploiter. Envisageant d’aller encore plus à l’Est, il est rappelé à l’ordre par ses troupes et se dirige alors vers le sud pour entamer un retour à la maison qui reste conquérant. Pôros se fait bastonner mais ce sont les Mauryas qui gagnèrent ses territoires, pas les macédoniens.

Par contre, l’importance du passage d’Alexandre c’est que, après son départ et surtout son décès, les diadoques se disputent la dépouille de son empire et pendant ce temps, un vide politique se créé dont les Mauryas profitent pour étendre leur contrôle sous la direction de Chandragupta.

Celui-ci a d’ailleurs discuté de près avec Séleucos en remportant le conflit mais en lui offrant 500 éléphants et en accueillant son émissaire, Mégasthène. J’espère pouvoir trouver assez de sources pour publier bientôt une fiches de bataille entre ces deux là.

Puis, après les séleucides, ce sont les gréco-bactriens et les gréco-indiens auxquels nos amis mauryas ont pu se confronter.

Et cet article fini en pantalonnade…

Un des "pilliers-stupa" d'Ashoka. Piqué sur le site Ancient Muryan Empire.

Un des « pilliers-stupa » d’Ashoka. Photo piquée sur le site Ancient Muryan Empire.

Je dois bien l’avouer. en rédigeant cet article, mon objectif était de conclure sur une de mes armées favorites : l’armée indienne classique II-3a version Pôros et les adversaires contre laquelle jouer.

Je l’aime bien dans sa version 3 éléphants, 2 chevaliers de chars à 6 équipages, 2 cavaleries, 3 archers, 1 Auxiliaire, 1 Psiloï. Les éléphants constituant un corps dont l’objectif est de bourrer droit devant et les ailes ou le centre sont constitué(e)s des archers couverts par les deux légers, les cavaliers et les chevaliers pouvant alors être répartis sur les ailes ou en un corps tournant.

Puis, je me suis rappelé que j’avais déjà écris un article Ici.

Du coup, je ne conclus pas plus que ça puisque la partie « je joue » est déjà écrite.

Cassandre,
Le 24 octobre 2016

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